Réussite à l'ENS-Lyon par Dumont

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      Alexandre Chabert
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      Quand je pense rétrospectivement à mes trois années passées en classes préparatoires au lycée Dumont d’Urville, je crois que le terme de bienveillance est le premier qui me vient à l’esprit.

      La bienveillance de l’équipe enseignante d’abord. J’ai eu le plaisir de travailler aux côtés de professeurs brillants et toujours disponibles pour nous. Je garde, de ce point de vue, un souvenir marquant de la période de préparation aux oraux d’admission du concours de l’ENS, que j’ai passés à l’issue de ma seconde khâgne. D’une part, dans la dernière ligne droite, ils m’ont proposé un programme de révisions personnalisé, que j’ai pu composer et ajuster dans chaque discipline, selon mes besoins et mon rythme de travail. De l’autre, au moment de mon passage devant le jury, ils se sont relayés pour m’accompagner jusqu’à Lyon, où leur présence rassurante s’est révélée déterminante pour entretenir en moi confiance et sérénité.

      La bienveillance de mes camarades aussi, et pas des moindres. Loin de la réputation – qui, ailleurs en France, n’est pas toujours usurpée – souvent associée aux classes préparatoires, la compétition et la rivalité laissent place à Dumont d’Urville à une saine émulation. Parce que la vie n’est pas le travail, il importe également de souligner que la prépa apparaît aussi comme une formidable aventure humaine, avec son lot de belles rencontres. J’ai côtoyé des êtres rares, dont la présence au quotidien était particulièrement précieuse, surtout dans les inévitables moments de lassitude ou de découragement.

      Entretenir l’objectif de décrocher le concours de l’École Normale Supérieure dans un lycée « de province » n’a donc rien d’une gageure. Mieux, je dirais que, dans mon cas, j’ai trouvé dans l’ethos durvillien la source de ma réussite. Toujours le sérieux et les exigences s’y conjuguent avec la convivialité. L’établissement toulonnais fait le pari – et, selon moi, le remporte – de l’ambition bienveillante. Il soutient toutes les motivations, nées de la diversité de l’offre contenue au sein de la Banque d’épreuves littéraires (BEL), et, loin de les stigmatiser, accompagne aussi celles et ceux qui, ne prétendant à aucune école mais « jouant le jeu », font le choix de poursuivre ensuite leurs études à l’université.

      Aussi, à qui songerait à s’engager dans l’aventure préparationnaire, je dirais que l’état d’esprit, plus (encore) que les résultats scolaires, constitue un critère prépondérant. L’expérience, puisée dans mon parcours personnel ou dans celui de mes camarades, montre que gardent un souvenir particulièrement heureux de leur passage en CPGE celles et ceux qui ont toujours réussi à associer au travail une forme de plaisir. La chose n’est pas plus paradoxale qu’antithétique, a fortiori à Dumont.

      Le cadre privilégié offert par les classes préparatoires permet d’acquérir un savoir et un savoir-faire à la fois précieux et inégalables. Mon expérience y aura été riche en enseignements – dans tous les sens du terme – et j’entretiendrai longtemps, je crois, une fidélité reconnaissante pour le lycée Dumont d’Urville.

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