Philosophie

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L’hypokhâgne est la classe préparatoire par excellence. On y apprend à lire et à écrire.

Lire, c’est se mettre à l’écoute d’une parole, interroger son sens, recevoir ses arguments, en se disposant à se laisser convaincre. La lecture suppose une certaine confiance dans le texte qui doit bénéficier d’une présomption de signification en sorte que, en cas de difficulté, le lecteur est d’abord enjoint de se hausser au niveau de ce qu’il ne comprend pas encore. Cela n’interdit pas l’esprit critique — au contraire, lire, c’est s’interroger sur le bien-fondé de ce qu’on lit —, mais cela interdit l’attitude qui consisterait à déjouer le texte, à refuser de l’écouter pour se contenter d’en démonter les procédés.

Écrire, c’est prendre position dans le champ polémique d’une question, en restituant avec scrupules le questionnement, la position et les arguments des textes qu’on a lus. C’est dire que, bien entendu, l’écriture suppose la lecture. Pourtant, il ne s’agit jamais de prendre les livres pour objet d’étude, mais plutôt d’emprunter des chemins déjà explorés en les reprenant à son compte, gardant en vue la chose même dont il est question.

L’explication de texte orale et écrite et la dissertation sont les exercices qui sanctionnent ces apprentissages déjà largement entamés en classe terminale.

Le cours de philosophie interroge les grandes questions classiques et dispose ainsi les éléments d’une culture philosophique fondamentale qui sert de soubassement à une spécialisation ultérieure en philosophie ou dans une autre discipline littéraire ou de sciences humaines.

En khâgne, le cours de tronc commun mène une réflexion relative à un champ déterminé, fixé par le programme de la B.E.L., par exemple « la politique et le droit », ou « l’art », ou « la science ». Le cours de spécialité concerne deux notions, renouvelées elles aussi chaque année selon le programme de l’École normale supérieure de Lyon (par exemple : « l’infini », ou « l’État », ou « l’inconscient ») et deux ouvrages de philosophie dont l’un relève de l’Antiquité.

Pour la préparation estivale, voir ce document.

Depuis 2009, l’option philosophie a permis à quatre élèves d’intégrer l’ENS (l’un a été admis sur concours en ayant obtenu 18/20 à l’épreuve d’explication de texte orale, un second admis sur concours en spécialité langue arabe, la troisième a été admise sur liste complémentaire, puis admise sur dossier, et le quatrième a été admis sur dossier avec 17/20 à l’épreuve de spécialité). Une élève a intégré EM Lyon. De nombreux élèves ont intégré un IEP ou l’ISMAPP.